Une immersion dans le marché de l’art international  

Les lauréats suivent un programme sur-mesure encadré par l’expert Charlotte Aguttes-Reynier et son équipe, riche de visites, de rencontres avec des galeristes, artistes et professionnels et propice à la création d’un réseau.  

C’est une expérience unique, célébrant l’amitié artistique franco-vietnamienne. 

Un Prix qui s’inscrit dans l’histoire… 

Depuis 2014, Aguttes apporte un remarquable éclairage sur les travaux des peintres ayant reçu, au début du XXe siècle, un double enseignement asiatique et occidental. C’est à l’occasion d’une conférence dédiée à l’Art Moderne en Indochine que Charlotte Aguttes-Reynier, également présidente de l’association des Artistes d’Asie à Paris, avait annoncé, le 7 janvier 2025, son projet de créer un Prix pour soutenir la création vietnamienne contemporaine. Près de 300 personnes se sont inscrites pour profiter des échanges fructueux entre tous les intervenants. Cet événement a notamment réuni, autour de Charlotte Aguttes-Reynier, des descendants des deux premiers directeurs de l’École des beaux-arts de l’Indochine, Victor Tardieu et Évariste Jonchère, des professeurs Jacques Lebas et Nam Sơn, et des élèves Lê Phổ, Trịnh Hữu Ngọc, Mai Trung Thứ et Vũ Cao Đàm.  

Dans l’amphithéâtre de l’université des sciences naturelles et sociales de Hanoı̈, sous la grande fresque restaurée d’après celle de Victor Tardieu, premier directeur de l’École des beaux-arts de l’Indochine, elle avait alors présenté ce projet qui s’est concrétisé par le premier appel à candidature le 3 septembre suivant.  

“Depuis la création de ce Prix, en janvier dernier, nous avons mené une réflexion sur la récompense à offrir et aussi sur le nom qui conviendrait le mieux pour un tel concours. In fine, nous avons décidé de le baptiser “Prix de la route Mandarine”, et choisi de faciliter, aux lauréats, un accès vers le monde artistique international. 
Il y a 100 ans, Victor Tardieu a ouvert son école à Hanoï au 121 route Mandarine. Il y a accueilli les élèves issus de toutes les régions du Vietnam. Il les a formés et les a ensuite encouragés à se présenter sur la scène internationale, que ce soit à Paris, au Salon des artistes français, ou à l’exposition universelle de 1937, mais aussi à Rome, par exemple. 
Ouvert aux étudiants vietnamiens quelle que soit leur ville d’origine, nous avons souhaité offrir à deux lauréats la possibilité de faire un premier pas sur le marché artistique international grâce à un déplacement pour une exposition à Paris. Le Prix de la route Mandarine invite chaque jeune vietnamien à se mettre en route et à se dépasser artistiquement.” 
– Charlotte Aguttes-Reynier, présidente de l’Association des Artistes d’Asie à Paris

La route Mandarine ? 

C’est sur la route Mandarine à Hanoï que s’installe l’École des beaux-arts en 1925 pour sa première rentrée universitaire. 
Si cette route changea plusieurs fois de nom, son tracé trouve ses origines dans l’Antiquité et elle est aujourd’hui connue sous le nom de Quốc lộ 1, c’est-à-dire route Nationale 1A. Il s’agit de l’axe routier historique qui traverse le Vietnam du nord au sud, reliant Hanoï à Hô Chi Minh-Ville, en passant par Hué, Da Nang, Nha Trang, etc. et s’étendant sur plus de 2 300 km. 
Dès les dynasties médiévales, cette voie principale relie la capitale impériale (Thang Long, l’actuelle Hanoï, puis Hué) aux provinces méridionales. Alors nommée Đường Cái Quan, la « grande route des mandarins », elle doit cette appellation aux nombreux mandarins chargés de l’administration impériale qui la pratiquèrent pendant des siècles. Officiers civils, lettrés, ils profitaient de cet axe pour visiter les villages les plus reculés. 
Dès 1925, installés dans les ateliers de l’École au 121 route Mandarine, les premiers élèves reçurent une formation multiculturelle d’excellence destinée à leur permettre de réaliser le Renouveau de l’Art Moderne Vietnamien. 

Prix de la Route Mandarine 2027

Prix de la Route Mandarine 2026

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