Le Groupe de Roubaix
Le Groupe de Roubais
Un foyer de création dans le Nord de la France
Né dans l’immédiat après-guerre, le Groupe de Roubaix désigne un ensemble d’artistes installés ou formés dans la région roubaisienne, qui ont contribué à faire émerger une scène artistique vivante, libre et profondément ancrée dans le réel. Entre 1946 et 1975, ce groupe informel mais soudé réunit peintres, sculpteurs et graveurs autour de valeurs communes : le respect du travail manuel, l’engagement dans le monde, la sincérité du geste et un refus du formalisme.
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La piscine à Roubaix
Dans une région marquée par l’industrie textile, le Groupe de Roubaix développe une esthétique rude, expressive, parfois brutale, qui fait écho à la condition ouvrière. Il ne s’agit pas d’un mouvement structuré, ni d’un courant théorisé, mais plutôt d’une communauté de sensibilité, de solidarité artistique et humaine.
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Eugène Dodeigne 1965 © André Florin
Les figures du Groupe de Roubaix
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Arthur Van Hecke (1924-2003)
Paysage
Huile sur toile, signée en bas à droite
27 x 35 cm
Eugène Leroy : Travaillant à l’écart des modes, dans la solitude de son atelier de Wasquehal, il a développé une peinture puissante, entre figuration et abstraction, où les formes émergent lentement de couches épaisses de peinture. Longtemps ignoré, il est aujourd’hui reconnu comme un grand maître de la peinture contemporaine, exposé dans les plus grandes institutions (Centre Pompidou, Musée d’Art Moderne de Paris). Bien que proche du Groupe de Roubaix par sa localisation, il a toujours suivi un chemin artistique profondément personnel et indépendant.
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Eugène Leroy (1910-2000)
Sans titre (Arbre), 1967
Huile sur toile, datée et signée en bas à droite
100 x 81 cm (non encadrée)
Eugène Dodeigne : sculpteur également, connu pour son travail de la pierre, il développe une œuvre à la fois organique et spirituelle, empreinte de silence et de force.
Alfred Manessier, Arthur Van Hecke, Camille De Taeye ou encore Jules Cavaillès comptent aussi parmi les artistes ayant été proches ou liés par affinité au groupe.
Jean Roulland : sculpteur au style vigoureux, il modèle la terre, le bronze ou le bois pour donner vie à des figures puissantes, souvent marquées par la douleur, la fatigue ou la dignité humaine.
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Jean Roulland
Bronze, signé sur la base
86 x 19 cm
Ce qui les relie, ce n’est pas un style commun, mais un rapport au territoire et un engagement artistique sincère : un art souvent figuratif, tourné vers l’humain, ancré dans la matière et dans le quotidien.
Un art entre ancrage local et résonance universelle
Loin des grands centres parisiens, le Groupe de Roubaix s’est développé en dehors des circuits traditionnels de l’art contemporain. Cette marginalité assumée a permis une plus grande liberté formelle et une attention particulière aux matériaux, à la texture, à la réalité sociale. Dans les années 1950 à 1970, les expositions organisées à Roubaix, Tourcoing, Lille ou Bruxelles permettent à ces artistes de se faire connaître. Leur reconnaissance reste toutefois tardive et discrète à l’échelle nationale, bien que plusieurs membres du groupe aient acquis une renommée importante à partir des années 1990, notamment grâce au travail de redécouverte mené par le musée La Piscine à Roubaix.
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