Jean-Étienne Liotard
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Tableaux & Dessins anciens
Estimation et cote de Jean-Étienne Liotard (1702-1789)
Jean‑Étienne Liotard est né le 22 décembre 1702 à Genève, issu d’une famille de réfugiés huguenots originaires de Montélimar. Son père, commerçant, lui assure une éducation soignée dans un environnement proche de la miniaturisation et de l’émail. À Genève, il étudie d’abord chez le peintre miniaturiste et émailleur Daniel Gardelle, puis il part à Paris vers 1723 pour rejoindre l’atelier de Jean‑Baptiste Massé. Très tôt, il développe une réputation de portraitiste minutieux et épris de justesse dans le rendu.
Vers le milieu des années 1730, Liotard s’engage dans de longs voyages. Il séjourne à Rome puis, de 1738 à 1742, à Constantinople (dans le quartier de Péra), où il observe et peint la vie quotidienne, les costumes locaux, les scènes de genre, tout en restant attentif aux moindres détails. Cette période ottomane lui inspire plusieurs œuvres marquantes, autant par leur exotisme que par la finesse dans l’observation des tissus, de la lumière, des expressions.
Il passe ensuite par Vienne, où il devient portraitiste apprécié de la cour impériale et des notables : ses pastels y gagnent en précision, ses portraits en psychologie. Parmi ses œuvres célèbres de cette époque figure « La Belle Chocolatière », pastel élégant et lumineux. De retour à Paris, il est introduit à la cour, mais ses relations avec les institutions officielles restent compliquées, car Liotard refuse souvent les concessions esthétiques en faveur du style à la mode.
Liotard séjourne également à Londres et en Hollande, effectue des expositions et des commandes pour des aristocrates et étrangers de passage. Vers 1757, il s’établit définitivement à Genève, où il vit à la fois du portrait des habitants de la ville et de sa clientèle internationale. En 1756, il épouse Marie Fargues, et ils auront plusieurs enfants.
Tout au long de sa carrière, Liotard privilégie le pastel, la miniature et les œuvres sur émail, mais fait aussi usage de la peinture à l’huile, particulièrement dans les portraits officiels. Il développe un traité des principes et des règles de la peinture en 1781, dans lequel il soutient que la peinture doit imiter la nature — sans artifices visibles, sans touches ostentatoires —, afin de donner l’illusion de la vérité.
Dans ses dernières années, retiré près de Genève, il explore les natures mortes et les paysages, avec une approche très sobre, presque ascétique, mais toujours précise. Il meurt à Genève le 12 juin 1789. Son œuvre, riche en portraits, pastels, miniatures, est aujourd’hui considérée comme l’une des plus singulières du XVIIIᵉ siècle : un artiste voyageur, exigeant, à la fois réaliste et porté par une quête de vérité dans l’art.
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