De cette longue familiarité avec le continent est née une collection profondément personnelle, nourrie par les rencontres, l’observation et une connaissance acquise sur le terrain. Masques, figures d’ancêtres, reliquaires, fétiches, sculptures rituelles, objets de pouvoir et ouvrages de référence composent cet ensemble profondément personnel, dont une importante partie a été publiée dans Le Souffle des Esprits : art sacré du bassin de l’Ogôoué, paru en 2012 aux Éditions de l’Amateur.
Une collection d’art africain constituée au fil de plus de vingt ans de voyages
La collection de Pierre Redouin est étroitement liée à son parcours.
Ingénieur de formation et ancien élève de l’École du Louvre, son activité professionnelle l’a conduit à parcourir pendant plus de vingt ans l’Afrique subsaharienne. De cette longue familiarité avec le continent est née une collection nourrie par les rencontres, l’observation des œuvres et une connaissance acquise sur le terrain.
Pierre Redouin, collectionneur et connaisseur des arts d’Afrique
Au-delà de la réunion d’objets, la collection témoigne d’un intérêt constant pour les formes, les symboles, les traditions et les fonctions rituelles associés aux œuvres.
Cette approche explique la dimension particulièrement iconographique et documentaire de l’ensemble : les sculptures et objets réunis par Pierre Redouin sont envisagés à la fois pour leurs qualités plastiques et pour les cultures, croyances et usages auxquels ils se rattachent.
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Plus de 200 lots d’arts d’Afrique centrale et occidentale
La vente offre un vaste panorama des expressions artistiques d’Afrique centrale et occidentale à travers plus de 200 lots.
- Des masques
- Des figures d’ancêtres
- Des reliquaires
- Des fétiches
- Des sculptures rituelles
- Des objets de pouvoir
- Des ouvrages et documents de référence
Fang, Punu, Mbédé, Kuyu, Tsogo, Nzébi, Galwa, Songye…
Les traditions Fang, Punu, Mbédé, Kuyu, Tsogo, Nzébi, Galwa, Songye et de nombreux autres peuples y sont représentées, offrant une remarquable diversité de formes, de visages et de langages plastiques.
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Deux œuvres emblématiques des arts d’Afrique centrale
Une rare planche à autopsie Vili : entre rituel funéraire et recherche de l’invisible
Parmi les œuvres singulières de la vente figure une planche à autopsie Vili du XXe siècle. Dans le cadre des pratiques funéraires décrites par la notice, ce type d’objet servait de support à l’examen rituel du corps lorsqu’un décès était considéré comme suspect ou prématuré. Le nganga cherchait alors à déterminer, selon les croyances du groupe, si la mort pouvait être attribuée à une action de sorcellerie, au dikundu, ou à la transgression d’un interdit clanique. L’objet participait ainsi à un protocole destiné à comprendre symboliquement les causes du décès, à préserver la mémoire du défunt et à permettre l’accomplissement des rites funéraires. Ses yeux en verre, interprétés comme une évocation de la capacité à « voir l’invisible », renforcent la puissance expressive de cette sculpture.
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VILI
Planche à autopsie
Estimation : 800 - 1 200€
Le masque ekuk Kwèlé, sommet de l’abstraction dans l’art africain
Autre œuvre majeure de l’ensemble, le masque ekuk Kwèlé « à cornes enveloppantes », offre un remarquable exemple de la stylisation propre à certains arts du bassin de l’Ogôoué. Son visage en forme de cœur, couvert de kaolin blanc et encadré de cornes enveloppantes, associe dans une même construction plastique des références humaines et animales : le visage peut évoquer celui d’un homme comme celui d’une antilope, tandis que les cornes rappellent à la fois l’animal et les tresses d’une coiffure féminine. Utilisé dans le contexte du rite de passage du bwete, le masque avait notamment pour fonction de manifester une présence protectrice et bénéfique au sein du village. Par la symétrie, l’épure et l’équilibre de ses formes, cette œuvre pousse la représentation vers une abstraction presque géométrique, tout en réunissant symboliquement les mondes humain, animal et végétal.
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KWÈLÉ
Masque ekuk « à cornes enveloppantes » en forme de cœur
Estimation : 1 500€ - 2 000€
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Le Souffle des Esprits : du livre à la collection
La force de cet ensemble tient avant tout à sa richesse iconographique, documentaire et décorative. Elle témoigne du regard d’un homme fasciné par les formes, les symboles et les traditions artistiques qu’il a rencontrés au fil de ses années passées en Afrique. Une part importante de la collection a été publiée en 2012 dans l’ouvrage de Pierre Redouin, Le Souffle des Esprits : art sacré du bassin de l’Ogôoué, aux Éditions de l’Amateur.
Cet ouvrage prolonge cette démarche grâce aux photographies de Hadrien Redouin, ancien assistant de William Klein puis de Yan Morvan, qui donnent aux œuvres une présence particulièrement forte.
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Le Souffle des Esprits : art sacré du bassin de l’Ogôoué
Pierre et Hadrien Redouin
Paru en 2012 aux Éditions de l’Amateur.
À la collection Pierre Redouin s’ajoutent des œuvres provenant d’autres amateurs
Plusieurs œuvres provenant d’autres collections particulières complètent le catalogue.
Réunies autour d’une même passion pour les arts d’Afrique, elles prolongent le parcours proposé par la collection Pierre Redouin et élargissent encore le panorama des traditions, des usages et des expressions plastiques présentés lors de cette vente.
Une vente à découvrir comme un voyage à travers les formes, les visages et les imaginaires des arts d’Afrique centrale et occidentale.
Le Souffle des Esprits : la collection de Pierre Redouin et à divers
Vente le jeudi 24 septembre 2026, à 14h30
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