Aguttes rend hommage à Raymond Cauchetier, photographe de la Nouvelle Vague, à travers une vente exceptionnelle de 218 photographies issues de la collection Kaoru et Raymond Cauchetier. Présentées au sein du bureau Aguttes Saint-Germain-des-Prés (Paris), puis à Neuilly, elles seront vendues au sein du cinéma mythique de ce mouvement Le Cinéma Le Saint Germain des Prés. Ces photographies de cinéma révèlent les images hors film de tournages célèbres et les grandes figures de la Nouvelle Vague.
Une vente-évènement rendant hommage à Raymond Cauchetier
Après la donation de 1200 tirages vintage de Raymond Cauchetier, en février 2026, par son épouse Kaoru Cauchetier à la Bibliothèque nationale de France qui seront présentées au sein d’une exposition prochaine, la maison Aguttes présentera aux enchères, le lundi 12 octobre 2026 à Saint-Germain-des-Prés (Paris), 218 photographies de ce grand photographe de la Nouvelle Vague. Cette sélection représente la dernière partie du fonds photographique de Raymond Cauchetier, après cette importante donation.
En amont, Aguttes organise une semaine consacrée à la “Nouvelle Vague”, à son bureau Paris Saint-Germain-des-Prés, ainsi qu’au cinéma mythique de ce mouvement, mêlant exposition et projection. Son département Pop Culture & Memorabilia apporte ainsi un nouvel éclairage sur ce photo-reporter de guerre devenu le photographe de la Nouvelle Vague.
Un ensemble rare composé de tirages parlant d’amour, de Nouvelle Vague, de Paris, de la femme et de liberté sera exposé puis vendu aux enchères.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Le Baiser des Champs-Elysées. Jean Seberg et Jean‑Paul Belmondo, Champs‑Élysées, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
Jules et Jim, François Truffaut.
La Danse ou Le Gant abandonné, Oskar Werner et Henri Serre, Paris, 1961.
L’amour & La Nouvelle Vague à Saint-Germain-des-Prés
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Le Baiser de la salle de bain, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Le Baiser de la chambre 12, Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Le Baiser du quai Saint-Michel, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
« Pour rendre hommage à Raymond, j'ai souhaité accomplir un geste qui me semblait essentiel : faire don de ses œuvres à la BnF, en février 2026, afin qu'elles entrent dans le patrimoine et continuent de témoigner de son regard. Mais je tenais également à ce que les amoureux de la Nouvelle Vague puissent conserver une part de cette histoire. C'est pourquoi j'ai réservé une petite sélection de tirages vintage, ainsi que quelques tirages réalisés plus tard pour de grandes expositions, notamment le Salon de la Photo, l'hommage au 30e anniversaire de la disparition de François Truffaut et les Rencontres d'Arles. Pour la dispersion de cette collection, je n'ai pas choisi la maison de ventes Aguttes par hasard. J'aime croire que le destin s'en est mêlé. C'est à Saint-Germain que Raymond et moi nous sommes rencontrés pour la première fois. Il m'a alors semblé comme une évidence que le dernier rendez-vous avec son œuvre se déroule dans ce même quartier. La boucle est bouclée.
Saint-Germain-des-Prés est bien plus qu'un lieu. C'est un écrin de souvenirs, de rencontres, de création et d'amour. Chaque rue, chaque café, chaque pas réveille une émotion. En y revenant, j'ai eu le sentiment de retrouver une partie de notre histoire. »
Kaoru Cauchetier, épouse de Raymond Cauchetier.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
L'acteur Jean-Paul Belmondo, le réalisateur Jean-Luc Godard et le producteur Georges de Beauregard, devant l'église Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Au Royal St Germain avec l'équipe du tournage en terrasse, Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1959.
Raymond Cauchetier, le photo-reporter devenu photographe de la Nouvelle Vague
&w=3840&q=75)
Raymond Cauchetier et son tigre Bijou, Cambodge, 1957.
Né en 1920 à Paris, la découverte du temple d’Angkor Vat des fenêtres de sa cuisine lors de l’Exposition coloniale de Paris en 1931, agit sur lui comme une révélation.
Vingt ans plus tard, il découvre la photographie en 1951 en Indochine, où il est affecté dans l’armée de l’Air : Saigon, les théâtres de guerre de Diên Biên Phu, et Hoa-Binh. A l’aide d’un Rolleiflex, il réalise des images de guerre, des portraits de la vie quotidienne et des populations, des villes, des paysages révélant déjà un regard profondément humain et libre. Son premier album, Ciel de Guerre en Indochine (1953), rencontre un vif succès.
À son retour en France, il fait ses débuts comme photographe de plateau en 1956 et accompagne bientôt l’émergence de la Nouvelle Vague. À l’époque, le photographe de plateau est « un technicien aux fonctions mal définies. On lui demande surtout de faire une photo place caméra, à la fin d’un plan et de disparaître illico. » C’est parallèlement à la révolution qu’entamait Jean-Luc Godard dans le cinéma français des années 1960, que Raymond Cauchetier a capturé les images emblématiques de la Nouvelle Vague, et participé ainsi à la connaissance de ce mouvement d’avant-garde.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Tournage dans la chambre 12 de l'Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Jean Seberg au chapeau, les yeux fermés, Jean-Paul Belmondo à ses côtés, sur le lit de la chambre 12, Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard.
L'actrice Anna Karina à la cigarette, sur le tournage du film, Paris, 1960.
&w=3840&q=75)
Jules et Jim, François Truffaut.
La Course sur la passerelle, Jules (Henri Serre), Jim (Oskar Werner) et Catherine (Jeanne Moreau), Charenton-le-Pont, 1961.
Au tournant des années 1960, un nouveau langage cinématographique naît en France. Une jeune génération de réalisateurs entend rompre avec les conventions du cinéma traditionnel et invente une manière plus libre de filmer : tournages en extérieur, caméras légères, dialogues plus spontanés et acteurs devenus des icônes modernes. Cette rupture pleine d’audace prend le nom de Nouvelle Vague, une expression employée par Françoise Giroud dans L’Express en 1957 pour désigner cette nouvelle génération, avant de s’imposer pour qualifier le mouvement cinématographique français né à la fin des années 1950. La Nouvelle Vague bouleverse alors les règles établies du cinéma traditionnel.
Raymond Cauchetier se souvient : « Jean-Luc Godard a tout cassé. C’était la révolution. De mon côté, j’ai réinventé la photo de cinéma, à mes risques et périls. On m’a demandé de ne pas faire du reportage et de faire des photos classiques. Mais mon but était de montrer des moments exceptionnels. »
Introduit auprès du producteur Georges de Beauregard par Hubert Serra, il travailla notamment sur les tournages d’À bout de souffle, premier long-métrage de Jean-Luc Godard en 1959 qui bouleversera le cinéma mondial, mais aussi sur ceux des films de François Truffaut, Claude Chabrol, Agnès Varda, Jean-Pierre Melville, Bertrand Tavernier ou encore Jacques Demy.
La photographie de Raymond Cauchetier, elle aussi, est nouvelle, et sera remarquée un demi-siècle plus tard. Son style chasseur d’images et sa prise d’initiative qu’on lui reprochait à l’époque, son œil éloigné des normes de la photographie de plateau est unique : c’est un concentré d’images prises sur le vif, des baisers volés, d’images capturées de travail, des instantanés de tournages dit « hors film », de scènes d’intimité de plateau…
Ses images ressorties des cartons, sont aujourd’hui exposées dans le monde entier. Elles ont contribué à fixer dans notre mémoire et pour toujours l’esprit de la Nouvelle Vague.
Une semaine consacrée à la Nouvelle Vague
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
Jean-Paul Belmondo lisant son journal, entre deux prises, au loin Notre-Dame, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
&w=3840&q=75)
Jules et Jim, François Truffaut.
Sur la plage. Jules, Jim et Catherine sous un parasol, Côte d'Azur, 1961.
&w=3840&q=75)
La Baie des Anges, Jacques Demy.
Jeanne Moreau à la roulette, Nice, 1962.
À travers une série d’événements organisés du 1er au 12 octobre 2026 à Saint-Germain-des-Prés (quartier mythique de la Nouvelle Vague) la maison Aguttes et Kaoru Cauchetier rendent aujourd’hui hommage à l’œuvre de Raymond Cauchetier.
Cette vente aux enchères offre une occasion unique de faire l’acquisition d’un tirage mythique ou inédit de la Nouvelle Vague issu de la collection de Raymond et Kaoru Cauchetier.
&w=3840&q=75)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. “Oh ! Champs-Elysées !" La scène de La Descente des Champs-Elysées, planche reconstituée, Champs-Elysées, Paris, 1959.
Programme des évènements
« Le Saint Germain Des Prés, en association avec la maison de ventes Aguttes, organise la Semaine de la Nouvelle Vague, et met ainsi en lumière l’œuvre de Raymond Cauchetier. Longtemps surnommée « la salle de Georges de Beauregard », en hommage au grand producteur d’À bout de souffle, notre cinéma renoue aujourd’hui avec ses premières années d’exploitation, au cours desquelles ont défilé les grands auteurs de la Nouvelle Vague, tels que Jean-Luc Godard, François Truffaut et Éric Rohmer. »
Mathilde Lamour, Directrice du cinéma Le Saint Germain des Prés
• Soirée d'inauguration le jeudi 1er octobre 2026 à 20h. Projection du film À bout de Souffle (1960) au cinéma Le Saint Germain des Prés, en présence de Kaoru Cauchetier et Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma.
Cette soirée d’ouverture, marquera le début d’une semaine consacrée à la Nouvelle Vague à Saint Germain des Prés :
• Exposition des photographies de la vente du 7 au 11 octobre 2026 au sein du bureau Aguttes Saint-Germain-des-Prés (Paris).
• Les plus beaux films de la Nouvelle Vague dans l'objectif de Raymond Cauchetier - Rétrospective. Projection de films de la Nouvelle Vague (cinéma) du 1er au 11 octobre 2026 auxquels Raymond Cauchetier a participé, au cinéma Le Saint Germain des Prés.
- À bout de Souffle de Jean-Luc Godard, jeudi 1er octobre à 20h
- Une Femme est une femme de Jean-Luc Godard, mercredi 7 octobre à 20h30
- La Baie des Anges de Jacques Demy, vendredi 9 octobre à 20h30
- Jules et Jim de François Truffaut, samedi 10 octobre à 20h30
- La Peau douce de François Truffaut, dimanche 11 octobre à 20h
Réserver une place de cinéma
• Vente aux enchères Aguttes du fonds photographique Kaoru et Raymond Cauchetier, le lundi 12 octobre 2026 à 17h30 au cinéma Le Saint Germain des Prés.
• Semaine Nouvelle Vague, du 5 au 11 octobre 2026
Inauguration
Le Cinéma Le Saint Germain des Prés,
22 rue Guillaume Apollinaire, 75006, Paris
Jeudi 1er octobre
Exposition publique
Aguttes Neuilly
Du jeudi 8 au samedi 10 octobre
10h–13h et 14h–17h30
Samedi : fermeture à 17h
Vente aux enchères
Le Cinéma Le Saint Germain des Prés,
22 rue Guillaume Apollinaire, 75006, Paris
Lundi 12 octobre à 17h30
Photo de couverture :
À bout de souffle, Jean-Luc Godard.
La Descente des Champs-Elysées, Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, Champs-Elysées, Paris, 1959.
Photographies © Raymond Cauchetier
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)